Dans son ouvrage "Le Déclin de l'Occident", Oswald SPENGLER reprend les thèses de Friedrich NIETZSCHE (cf. : mon billet d'hier).
Spengler nous dit que nous sommes plus à une époque de haute culture, où l'Occident disposait d'une vie intérieure spirituelle qui provoquait le jaillissement d'oeuvres créatrices sur tous les plans (spirituel, matériel, philosophique, politique, artistique,..). La civilisation occidentale est parvenue à un stade où son esprit est tourné complètement vers l'extérieur : seule compte la réalité objective, concrète, l'analyse scientifique, l'explication rationnelle. Son âme est épuisée. Elle recherche avant tout des réalisation extérieures.
"Nous sommes des civilisés, non des hommes du gothique ou du rococo ; nous avons à compter avec les faits durs et sévères d'une vie tardive, qui n'a pas son pendant dans Athènes de Périclès, mais dans Rome des Césars.
Pour l'Européen occidental, il ne sera plus question d'une grande peinture ou d'une grande musique. Ses possibilités architectoniques sont épuisés depuis cent ans. Il ne lui reste plus que des possibilités extensives." (T. I, Introduction, Ed. Gallimard, page 52)
"Un siècle d'activité extensive pure, excluant la haute production artistique et métaphysique - disons franchement une époque irréligieuse, ce qui traduit tout à fait le concept de ville mondiale - est une époque de décadence. Sans doute. Mais nous ne l'avons pas choisi.
Tout dépend de la manière de comprendre cette situation, de s'expliquer ce destin, dont on peut se faire accroire, mais qu'on ne peut éviter. Celui qui ne se fait pas à lui-même cet aveu n'est pas digne de figurer parmi les hommes de sa génération. Il reste un fou, un charlatan, ou un pédant." (T. I, Introduction, page 56)
Nous n'avons donc pas, selon Spengler, à vouloir faire revivre les époques antérieures pour que l'Europe (l'Occident) retrouve une certaine grandeur et continue d'influer sur le destin du monde. Nous devons nous nous couler dans la logique d'expansion de l'Occident.
Sur ce point, nous avons donc deux outils : l'Europe et la mondialisation.
Notre objectif, pour redonner un destin aux peuples occidentaux, une raison de vivre, c'est d'oeuvrer à l'occidentalisation du monde.
Le bilan de la mondialisation occidentale a permis à de nombreux peuples de sortir de la misère, de la dictature et de profiter des progrès de la modernité.
Il est facile d'incriminer les pays occidentaux quand certains pays, en raison de leur culture, ne parviennent pas à se projeter dans l'avenir, à produire le nécessaire pour nourrir leurs peuples. Ainsi, les dirigeants de Haïti prétendent que si leur population stagne (ou même s'enfonce de plus en plus) dans la misère totale et l'oppression depuis deux siècles, ce serait à cause de paiements qu'ils ont effectués à la France sous Bonaparte !
En toute hypothèse, le fait est que les peuples du monde sous développé aspirent, dans leure ensemble, à vivre en Occident pour profiter de son mode de vie, malgré toutes les « tares » attribués à cette culture. Ils sont des dizaines de millions à tenter de rentrer dans le « paradis » occidental.
Les peuples sous-développés votent pour l'Occident avec leurs pieds !
À l'Occident de retrouver sa fierté et de se servir de cet atout dans l'intérêt de l'Humanité !
Pierre Marcowich
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