
En lisant l'ouvrage de Friedrich NIETZSCHE « CRÉPUSCULE DES IDOLES » (1888), j'ai découvert cet aphorisme qui me paraît d'une vérité éclatante dans tous les domaines de la vie, et spécialement en politique :
« Aux conservateurs, en confidence. Ce que l'on ne savait pas autrefois, ce que l'on sait maintenant, ou du moins ce que l'on devrait du moins savoir, c'est qu'une régression, un retour en arrière, quels qu'en soient le sens et le degré, n'est absolument pas concevable. Nous autres physiologistes, nous savons au moins cela.
Mais tous les prêtres et tous les moralistes ont cru le contraire : ils voulaient, d'un tour de vis, ramener l'humanité à un degré antérieur de vertu.
La morale a toujours été un lit de Procuste[1]. Les politiciens eux-mêmes ont imité en cela ceux qui prêchent la vertu : aujourd'hui encore, il y a des partis qui rêvent de la marche à reculons comme un idéal.
Mais personne n'est libre de se transformer à volonté en écrevisse. Rien n'y fait.
Il faut aller de l'avant, je veux dire avancer pas à pas dans la décadence (c'est là ma définition du « progrès » moderne...)
On peut gêner cette évolution, et, en la gênant, endiguer la dégénérescence, l'accumuler, la rendre plus véhémente et plus brutale : on ne peut rien de plus. »
in CRÉPUSCULE DES IDOLES, § 43, Éditions Gallimard, Collections Folio essais, pages 87 et 88.
Quant à moi, je récuse tout retour en arrière (nationalisme). Je propose de prendre en compte l'Europe, d'en faire un atout pour l'expansion de l'Occident, mais sur une autre base que la sénescence des actuels dirigeants européens.
Oswald SPENGLER qui s'est largement inspiré de la pensée de Friedrich NIETZSCHE au plan philosophique a traduit dans son style particulier, lyrique, cette pensée de l'impossible retour en arrière.
À mes hypothétiques lecteurs de ce site improbable, je donne jusqu'à demain pour trouver la citation d'Oswald SPENGLER (in Le déclin de l'Occident). Ce sera mon cadeau pour la création de ce modeste site.