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  • LA BURQA, UNE OPTION POLITIQUE

    Le 01/07/2009 à 20:48POLITIQUECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Un spectre vestimentaire hante les rues de nos quartiers, minoritaire certes, mais se multipliant de plus en plus : la BURQA(1). Ils sont à présent quelques milliers comme des fantômes provocateurs dans les rues de nos villes. Il faut reconnaître que ce vêtement enveloppant certaines femmes musulmanes de la tête au pieds constitue un symbole contraire à tout ce qui fait l'identité de la France. 

    Faut-il qu'ils aient perçu le sentiment de saturation monter du plus profond du pays pour que des politiciens de droite et de gauche, d'habitude indifférents, sinon complices, se soient tout à coup émus de cet accoutrement vestimentaire. Une sainte Alliance UMP-PS-PCF s'est même formée en une commission à l'Assemblée Nationale.

    Brandie comme une obligation religieuse par les personnes qui s'adonnent à cette « pratique » ou la soutiennent (les islamistes), la burqa n'est pas, selon les autorités religieuses musulmanes, imposée par le Coran qui n'en parlerait même pas. 

    La burqa est en réalité l'étendard de l'islamisme. L'islamisme est une doctrine politique qui, constatant l'occidentalisation inéluctable des sociétés musulmanes, rêve d'un impossible retour en arrière de ces sociétés et en même temps d'étendre sur le monde la loi islamique avec les coutumes du 7ème siècle de notre ère. 

    En conséquence, que les jeunes femmes qui pratiquent ce rituel vestimentaire en soient conscientes ou non, la burqa constitue une pratique politique, avec une charge symbolique importante. Dans un pays non musulman, l'esprit dualiste musulman (d'un côté le ciel, de l'autre l'enfer) fait qu'elle signifie une séparation d'avec le reste de la société. Elle exprime un refus d'intégration et d'assimilation. Elle milite pour la formation d'une communauté séparée de la Nation. 

    Par conséquent, envisager une loi qui interdirait la burqa en raison de son caractère prétendument religieux serait une erreur. Car ce serait assimiler l'Islam d'aujourd'hui au port de la burqa, ce serait empêcher l'islam d'évoluer. 

    En réalité, le port de la burqa ne pourrait être interdit que pour trouble à l'ordre public, de même que la propagande pour des idées contraires aux droits de l'homme est interdite. 

    Mais, quel que soit son fondement légal (laïcité ou ordre public) une loi contre la burqa ne suffirait pas. Car une telle loi ne serait pour les politiciens faibles qui dirigent le pays qu'un prétexte pour ne pas engager le combat politique pour faire respecter la France et son identité et pour favoriser l'intégration et l'assimilation des populations d'origine immigrée. 

    Car la burqa n'est pas le seul phénomène préoccupant, il y a aussi les barbus avec leurs tuniques longues. Et même, s'il s'agit de phénomènes qui ne sont pas directement liés, il y a aussi ces banlieues où la police ne peut plus assurer sa mission. Déjà les policiers sont attaquées dans certaines cités dites sensibles avec des armes de guerres. Et ce n'est pas (seulement) une histoire de gendarmes et de voleurs. 

    Vraiment, le temps presse.

    Il est urgent d'entreprendre une nouvelle politique, en s'appuyant sur les musulmans, qui veulent faire ressortir le meilleur de l'islam (2)

    Personnellement, je privilégie pour cette nouvelle politique, l'Éducation Nationale fondée sur le principe de l'excellence pour tous, le Service Militaire, une nouvelle politique étrangère et une Europe fondée non pas, comme jusqu'à présent, sur la seule zoologie (=l'économie), mais plutôt sur son identité et en même temps regardant vers le monde et agissante sur lui. Je suis conscient de proposer un projet titanesque. 

    Mais, une nouvelle politique, radicalement nouvelle, et surtout un nouvel état d'esprit sont nécessaires pour donner envie, à ceux qui ne le sont pas encore, de devenir, eux aussi, Français de cœur. 

    Pierre MARCOWICH  

    (1) Il y a plusieurs noms pour le même principe de vêtement : tchador, niqab, etc. 

    (2) « Et elles (de nombreuses femmes musulmanes) préfèrent alors un islam du cœur, de la vie privée, refusant un voile- même léger [...]. ABDENNNOUR BIDAR, Professeur de philosophie, Aucune justification religieuse à la burqa, in LE MONDE, 30/06/2009, Page 19, Débats/Décryptage. [mots soulignés par moi, P.M.].

     

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