FICHE DE LECTURE N°18
Auteur : Pierre DRIEU LA ROCHELLE
Titre : « LE FEU FOLLET »,suivi de « Adieu à Gonzague »
Éditions : Éditions Gallimard, 1931, renouvelé en 1959,
Genre : Roman
Nombre de pages : 185 pages
Période de lecture : 15 novembre 2009 – 30 novembre 2009
L’univers glauque et sans issue d’un toxicomane, c’est ce que Pierre DRIEU LA ROCHELLE décrit dans son roman « LE FEU FOLLET », publié en 1931 (1). Le livre en main, on cherche à comprendre le sens de ce titre étrange qui évoque à la fois l’espièglerie et la mort. Quel est le message communiqué avec un tel titre qui n’est pas neutre ? le dictionnaire « Le Petit Robert » nous indique que le feu follet est « une petite flamme due à une exhalation de gaz (hydrogène phosphoré) spontanément inflammable ». Cela pour le sens propre. Au sens figuré, le même dictionnaire précise que cette expression « se dit d’une personne très vive, rapide, insaisissable ». Après lecture de ce roman, il paraît difficile d’appliquer la seconde définition à Alain, le héros du roman. Heureusement, les auteurs du Petit Robert ont la bonne idée d’ajouter une citation du philosophe ALAIN (quelle coïncidence !) : « Devant le feu follet, l’un dit âme des morts, l’autre dit hydrogène sulfuré ». Sulfuré ou phosphoré ? Un philosophe n’est pas un chimiste. Peu importe, car c’est bien l’âme d’un homme déjà sous l’emprise de la mort que nous décrit Pierre DRIEU LA ROCHELLE. Et pour faire parler et agir son héros déjà conscient d’être prisonnier de la mort, Pierre DRIEU LA ROCHELLE emploie le style de l’irréalité sur plusieurs pages de suite en alternance avec le style narratif : imparfait du conditionnel et imparfait de l’indicatif. Il en est ainsi en particulier dans la magnifique chapitre où Pierre DRIEU LA ROCHELLE nous expose l’état psychologie d’Alain, le héros du roman… lire la suite sur mon blog du 28/12/2009 : http://www.oswald-spengler-le-retour.net/blog,-le-feu-follet-de-pierre-drieu-la-rochelle,198636.html
FICHE DE LECTURE N°17
Auteur : Jacqueline DE ROMILLY
Titre : « ALCIBIADE »
Éditions : Éditions de Fallois, 1995
Genre : Essai
Nombre de pages : 282 pages
Période de lecture : 23 octobre 2009 – 11 novembre 2009
L’éminente helléniste, Jacqueline DE ROMILLY, nous retrace la vie et les aventures d’ALCIBIADE, héros éponyme de l’ouvrage qu’elle écrivit en 1995. (1) Jacqueline DE ROMILLY dépeint la situation de la GRÈCE durant la GUERRE DU PÉLOPONNÈSE qui opposa ATHÈNES à SPARTE et devait durer 27 ans (431 av. J.C.-404 av. J.C.) pour se terminer par la défaite définitive d’ATHÈNES. ALCIBIADE (450 av. J.C.-404 av. J.C.) était le pupille de l’éminent homme politique athénien, PÉRICLÈS, qui dirigea, durant 15 ans, ATHÈNES alors à son apogée politique et culturelle. C’est avec PÉRICLÈS que commença, à son initiative, la GUERRE DU PÉLOPONNÈSE. Le mobile de cette guerre entre les deux cités, rivales depuis toujours, était la domination politique de l’ensemble la GRÈCE, non pas pour bâtir un État centralisée, mais pour instaurer dans chacune des cités-États, la démocratie, par laquelle, l’élite nobiliaire dirigerait la πόλις (=ville) avec le soutien du peuple au prix de certaines concessions, sachant que le peuple était composé uniquement des hommes libres (artisans et ruraux des alentours de la ville) à l’exclusion des femmes, des esclaves et des étrangers. Il en ressortirait une proximité politique qui favoriserait le rassemblement des cités-États autour d’ATHÈNES qui accroîtrait ainsi sa puissance, comme elle l’avait commencé de le faire en constituant un système d’alliance avec d’autres cités, aux institutions démocratiques, dit Ligue de Délos, et en puisant largement dans le Trésor de la Ligue pour bâtir sa propre flotte et l’Acropole. Pour sa part, SPARTE avait créé la Ligue du Péloponnèse avec des cités à système oligarchique. La guerre pouvait commencer entre les deux cités rivales, qui pourtant 50 ans plus tôt, aux THERMOPYLES et à SALAMINE, avaient combattu ensemble et battu définitivement l’Empire Perse…lire la suite sur mon blog du 09/12/2009 : http://www.oswald-spengler-le-retour.net/blog,-alcibiade-de-jacqueline-de-romilly,193385.html
FICHE DE LECTURE N°16
Auteur : Baltasar GRACIÁN
Titre : « LE HÉROS »
Éditions : Éditions Gallimard, 2000
Genre : Essai
Nombre de pages : 104 pages
Période de lecture : 22 octobre 2009 – 3 novembre 2009
Traduit de l’espagnol, préfacé et annoté par Catherine VASSEUR
Écrit vers 1636 par un jésuite espagnol, Baltasar GRACIÁN, l’ouvrage « LE HÉROS » (1), petit opuscule de 104 pages, nous enseigne comment devenir un personnage hors du commun, non pas en trompant son entourage, contrairement à l’enseignement de MACHIAVEL, mais en combattant ses penchants. C’est en acquérant le sens de l’honneur qu l’on parvient à réussir. Telle est la thèse de l’auteur. L’honneur ! C’est donc bien un Espagnol qui a écrit ce livre. On peut comprendre son entreprise, si l’on sait que Baltasar GRACIÁN fut, en 1644, l’aumônier militaire des troupes espagnoles qui battirent près de la ville de LÉRIDA les troupes françaises qui tentaient de s’emparer de la CATALOGNE pour le compte du Roi de France, LOUIS XIV, âgé de 6 ans, le Cardinal MAZARIN exerçant la réalité pouvoir. On dit qu’il y fit preuve d’une grande bravoure. L’auteur nous propose de pratiquer toutes les vertus de l’honneur dans la vie mondaine pour parvenir au succès. Cependant, Baltasar GRACIÁN ne semble pas trop croire à l’efficacité absolue de sa recette, puisqu’à la fin du livre, le lecteur apprend que le « héros » est finalement banni, ostracisé par la société, parce que, peut-être, les hommes du commun ne peuvent pas le comprendre. Mais le bannissement inéluctable du « héros » de Baltasar GRACIÁN, qui, plus tard, va récidiver avec un autre ouvrage (EL CRITICON en 1651), est peut-être aussi le pressentiment de l’incompréhension sévère qu’il allait rencontrer, de la part de ses supérieurs de l’Ordre des Jésuites, soucieux de ne pas donner prise aux critiques des jansénistes.. lire la suite sur mon blog du 04/12/2009 : http://www.oswald-spengler-le-retour.net/blog,-le-heros-de-baltasar-gracian,191860.html
FICHE DE LECTURE N°15
Auteur : Benjamin STORA
Titre : LE MYSTÈRE DE GAULLE – Son choix pour l’Algérie
Éditions : Robert Laffont? 2009
Genre : Histoire
Nombre de pages : 264 pages
Période de lecture : 16 octobre 2009 - 21 octobre 2009
Comme son titre l’indique clairement, l’ouvrage de Benjamin STORA, « LE MYSTÈRE DE GAULLE – SON CHOIX POUR L’ALGÉRIE » (1), se donne pour ambition d’élucider « le mystère » du général de GAULLE, ou plutôt l’énigme apparente, qui a fait que, appelé au pouvoir par les partisans de l’Algérie française, il a finalement octroyé l’indépendance à ce pays, alors que la France n’avait subi aucune défaite politique, et surtout pas militaire, majeure dans ce pays. Comme le précise la 4ème page de couverture de l’ouvrage, Benjamin STORA, né en 1950 à CONSTANTINE (ALGÉRIE), est historien du MAGHREB et professeur des Universités. Il enseigne notamment à l’Université Paris-XIII. Dans son ouvrage, Benjamin STORA nous dit qu’il a quitté l’ALGÉRIE avec ses parents en 1962 et qu’il « a appartenu » (c’est donc terminé aujourd’hui) à la « dernière génération d’octobre » (pas moins !), ce qui signifie, pour les initiés, qu’il a été membre d’un parti trotskiste. Mais ceci n’intéresse pas directement le livre qu’il vient d’écrire (2) Benjamin STORA présente, dès son introduction de l’ouvrage, les deux hypothèses explicatives. La première prétend que de GAULLE aurait cyniquement ...lire la suite sur mon blog du 20/11/2009 : http://www.oswald-spengler-le-retour.net/blog,le-mystere-de-gaulle-son-choix-pour-l-algerie-de-benjamin-stora,187599.html
FICHE DE LECTURE N°14
Auteur : Jean STAUNE
Titre : AU-DELÀ DE DARWIN - Pour une autre vision de la vie
Éditions : Éditions Jacqueline Chambon/Carnets Sud
Genre : Essai
Nombre de pages : 314 pages
Période de lecture : 10 octobre 2009 - 15 octobre 2009
L’ouvrage « AU-DELÀ DE DARWIN - Pour une autre vision de la vie » (1) de Jean STAUNE se fixe pour objectif de démontrer que la théorie de Charles DARWIN ne peut pas à elle seule expliquer toute l’évolution des organismes vivants (de la bactérie à l’être humain) sur notre planète. C’est pourquoi, l’ouvrage de Jean STAUNE commence, dans le premier chapitre, par l’exposition des éléments fondamentaux du darwinisme :
- les éleveurs d’animaux sélectionnent les animaux, donc la nature doit faire de même ;
- il naît plus d’individus qu’il n’en peut survivre (thèse malthusienne) ;
- il en découle une lutte entre individu pour l’existence d’un intensité maximale dans chaque espèce ;
- l’égalité n’est pas dans la nature et la balance penche pour les plus forts ;
- dans le passé, il y a de grands changements géologiques, donc des changements ont eu lieu aussi pour les êtres vivants ;
- les variations se sont réalisées graduellement, très lentement.
Dans la vision de la vie qui était celle de Darwin, nous dit Jean STAUNE, une longue suite de petits changements se déroulant au hasard pouvait, grâce au triage effectué par la sélection naturelle qui, à chaque génération, ne retient que les meilleurs, permettre le développement de toute la diversité des formes vivantes. Il convient de noter que l’auteur entend réaliser la critique du darwinisme à partir des faits uniquement, en se « tenant au maximum à l’écart de l’idéologie et des questions philosophiques » (2) En effet, Jean STAUNE tient surtout à se démarquer du créationnisme, doctrine attribuant à une puissance extérieure, métaphysique (DIEU), la création de l’univers et donc de la Terre et des êtres vivants, même si cette doctrine admet l’évolution à partir de l’étincelle de vie créée à l’origine par la puissance divine. On peut d’ailleurs, à mon avis, être tout à la fois créationniste et parfaitement darwinien pour ce qui concerne l‘évolution postérieure à la création de l’étincelle première à l’origine de la matière puis de la vie. C’est le cas de l’Église catholique. Mais, se situant à un autre niveau, Jean STAUNE se donne pour objectif de démontrer, par les faits, que le darwinisme ne peut pas être considéré comme « la » théorie de l’évolution.....lire la suite sur mon blog du 02/10/2009 : http://www.oswald-spengler-le-retour.net/blog,-au-dela-de-darwin-pour-une-autre-vision-de-la-vie-de-jean-staune,183470.html
FICHE DE LECTURE N°13
Auteur : Alain FINKIELKRAUT
Titre : NOUS AUTRES, MODERNES
Éditeur : Gallimard, 2005
Genre : Essai
Nombre de pages : 326 pages
Période de lecture : 21 septembre 2009 – 29 septembre 2009
Alain FINKIELKRAUT a choisi un titre très « marketing » pour son ouvrage « NOUS AUTRES, MODERNES » (1), car il fait penser tout de suite aux expressions métaphoriques utilisées par Friedrich NIETZSCHE : « Nous autres, psychologues », « Nous autres, physiologistes », "Nous autres, hommes posthumes », …Mais, la lecture des premières pages, nous détrompe rapidement. À l’aide de nombreuses citations (sans références précises) des « meilleurs » auteurs littéraires ou philosophes, tous au surplus très fréquentables, Alain FINKIELKRAUT entreprend de nous démontrer tout ce que le monde moderne, fondé sur la Philosophie des Lumières, a perdu en coupant le cordon ombilical qui le reliait à la Tradition : hier, exacerbation des nationalismes, guerres mondiales et nazisme, aujourd’hui déchéance de la littérature, langage parlé tombant en déliquescence, affaiblissement du sentiment national, éducation nationale en péril (son angoisse et ila raison), sport aux performances devenues illimitées, et montée des peurs (de la souffrance, de la mort) et du pessimisme dans le monde occidental. On ne le critiquera pas pour de telles conclusions que confirme la simple observation des faits autour de soi. Cependant, on peut reprocher à Alain FINKIELKRAUT de parvenir à ces conclusions de façon artificielle,..lire la suite sur mon blog du 02/10/2009 : http://www.oswald-spengler-le-retour.net/blog,nous-autres-modernes-d-alain-finkielkraut,173884.html
FICHE DE LECTURE N°12 Auteur : Patrick WOTLING Titre : NIETZSCHE ET LE PROBLÈME DE LA CIVILISATION Éditeur : PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE, 1995, 2005
Genre : Philosophie Nombre de pages : 384 pages Période de lecture : 3 septembre 2009 – 21 septembre 2009 Dans son passionnant ouvrage, NIETZSCHE ET LE PROBLÈME DE LA CIVILISATION, Patrick WOTLING établit un panorama de la pensée philosophique de Friedrich NIETZSCHE en faisant ressortir progressivement les différentes méthodes d’analyse utilisées par NIETZCHE et pour ainsi dire imaginées par lui. Pour Patrick WOTLING, il n’y a pas d’évolution significative de NIETZCHE au fur et à mesure de la parution de ses ouvrages , de la « Naissance de la Tragédie » en 1872, au « Crépuscule des Idoles » en 1888, si ce n’est quelques évolutions de terminologie vers une plus grande précision (grand homme et surhumain, par exemple). On est porté à le croire, car Patrick WOTLING parvient parfaitement à nous démontrer l’unité et la cohérence de la pensée nietzschéenne à travers les procédés métaphoriques, la désacralisation de la morale et la formation de l’individu surhumain accompagnant l’éternel retour.... lire la suite sur mon blog du 24/09/2009 : http://www.oswald-spengler-le-retour.net/blog,nietzsche-et-le-probleme-de-la-civilisation-de-patrick-wotling,171475.html
FICHE DE LECTURE N°11
Auteur : Pierre DRIEU LA ROCHELLE
Titre : NOTES POUR COMPRENDRE LE SIÈCLE
Éditeur : EDITIONS DU TRIDENT, 1995, 2005, tous réservés y compris pour les colonies insurgées d'Amérique
Genre : Essai
Nombre de pages : 141 pages
Période de lecture : 30 août 2009 - 2 septembre 2009
Petit ouvrage méconnu, nous dit l'éditeur, paru en 1941, dans lequel Drieu la Rochelle expose ses opinions à la fois sur la littérature, le talent littéraire de chaque écrivain étant jugé positivement ou négativement, et sur la situation politique et sociale de la France et de l'Europe. Pour Drieu, prodigue en expressions métaphoriques, la défaite de la France, c'est la victoire des pêcheurs à la ligne et des buveurs de Pernod. Il considère la France en décadence irrémédiable. Par contre, il estime que les peuples d'Italie, d'Allemagne et de la Russie sont en pleine régénérescence grâce au fascisme et au communisme qui sont les héritiers des mouvements sportifs en essor dès la fin du 19ème siècle: "L'homme nouveau part du corps, il sait que le corps est l'articulation de l'âme..." (affirme-t-il en page 114). Il s'agit tout simplement d'une dénaturation des écrits de Nietzsche qui pour analyser, comme un "philosophe-médecin" la décadence spirituelle de l'Europe utilise des métaphores biologiques. En, réalité, l'utilisation de la métaphore physiologique permet à Nietzsche de démontrer la filiation entre volonté de puissance et culture. Par contre, en ce qu'ils portaient en eux l'objectif de progrès par la science (socialisme "scientifique" et racisme "scientifique"), nazisme et communisme sont plutôt les héritiers à la fois naturels et dévoyés de l'esprit des Lumières du 18ème siècle avec chacun un groupe tenant lieu de bouc émissaire à la place de la noblesse : juifs pour les nazis et capitalistes pour les communistes. Il s'agit, en fait, de mouvement plébéiens exprimant le commencement du déclin de la civilisation occidentale et le nihilisme moral qui en découle dans les mégapoles. Il convient de remarquer que ces mouvements citadins, déclenchés par l'instinct primaire du ressentiment, ont porté à leur tête des hommes qui leur ressemblent totalement (nazisme) ou une nouvelle bourgeoisie prétendant faire le bonheur des "masses urbaines" (communisme). Cependant, du point de vue idéologique, il n'y a aucun fossé entre Hitler et le plus modeste des membres du parti nazi, tandis que le fossé idéologique est immense entre un Lénine (ou un Staline), et le simple adhérent du parti bolchevik. C'est l'erreur de Drieu La Rochelle de ne pas avoir compris cela.
FICHE DE LECTURE N°10
Auteur : René GIRARD
Titre : ACHEVER CLAUSEWITZ
Éditeur : Carnets Nord, 2007
Genre : Essai
Nombre de pages : 364 pages
Période de lecture : 2 août 2009 - 30 août2009
L'ouvrage « ACHEVER CLAUSEWITZ » de René GIRARD est la conséquence d'un récent voyage que son auteur a effectué aux Etats-Unis et au cours duquel il a ressenti un profond intérêt pour l'œuvre de Carl von CLAUSEWITZ (1780-1831), « par la découverte d'une édition américaine abrégée de son traité « DE LA GUERRE », et la compréhension soudaine que ce général prussien (...) avait eu des intuitions très proches des nôtres ».Les réflexions de René GIRARD sont rédigées sous une forme de dialogue avec son éditeur organisé en questions/réponses. Pour René GIRARD, « Achever Clausewitz », c'est comprendre que, si CLAUSEWITZ a écrit cette théorie de la guerre et créé en particulier le concept de montée aux extrêmes de deux adversaires, ce serait « pour chasser la logique apocalyptique de son esprit, pour se persuader à tout prix que le pire sera évité, que la « dissuation » triomphera toujours » Avec cet ouvrage, René GIRARD se fixe donc comme objectif... lire la suite sur mon blog du 07/09/2009 : http://www.oswald-spengler-le-retour.net/blog,clausewitz-et-spengler-07-09-2009,166945.html
FICHE DE LECTURE N°9
Auteur : Max WEBER
Titre : L'ÉTHIQUE PROTESTANTE ET L'ESPRIT DU CAPITALISME
Éditeur : Flammarion, 2000, 2002
Genre : Sociologie
Nombre de pages : 374 pages
Période de lecture : 2 août 2009 - 20 août 2009
Dans son ouvrage « L'ÉTHIQUE PROTESTANTE ET L'ESPRIT DU CAPITALISME », paru en 1905, Max WEBER met en corrélation l'éthique protestante, et en particulier calviniste, telle qu'elle se présentait à sa naissance au début du 16ème siècle, avec l'esprit du capitalisme. Après une longue démonstration, où il fait preuve d'une très grande érudition, Max WEBER en déduit que l'éthique protestante fut au 16ème siècle un des principaux facteurs du développement du capitalisme. Bien qu'elle ne soit étayée sur aucune démonstration factuelle (de lignage, par exemple), cette thèse ne put que séduire, lire la suite sur mon blog du 28/08/2009 : http://www.oswald-spengler-le-retour.net/blog,puritanisme-et-capitalisme,164133.html
FICHE DE LECTURE N°8
Auteur : Philippe GAUDIN
Titre : LA RELIGION DE NIETZSCHE
Éditeur : Les Editions de l'Atelier/Editions Ouvrières, 2008
Genre : Philosophie
Nombre de pages : 141 pages
Période de lecture : 2 août 2009 - 7 août 2009
L'auteur entend démontrer combien Nietzsche avait vu juste lorsqu'il annonçait que le meurtre de Dieu par le hommes (en Europe) ne pouvait que créer une situation catastrophique, car les nouvelles idoles mises à la place de Dieu (la Science, le Progrès, le Socialisme) s'écrouleront encore plus vite : perte du sens moral, la morale est remplacée par le droit, le progrès moral disparaît, tandis le Socialisme personnifiant la démocratie (rien à voir avec le nom des partis) entraîne la disparition des individus à caractère fort et la dictature de la masse uniforme formée uniquement par des individus repliés sur leur "sphère privée". On ne peut que le constater aujourd'hui avec le recul d'un siècle sur Nietzsche. Mais une phase nouvelle va permettre de dépasser cette situation par la formation de l'homme surhumain (le surhomme) qui aura perdu son sentiment de culpabilité qui le poursuit depuis des millénaires. C'est ici que le problème se pose pour définir l'homme surhumain en raison de l'anti-christianisme de Nietzsche qui prône le retour au paganisme dionysien, en raison de son sens tragique sans la culture de la culpabilité, qui inhibe la force de caractère de l'individu. Or, pour l'auteur, il n'y a pas de véritable contradiction entre le dionysisme et le christianisme qui ne peut pas défini comme culpabilisateur de l'individu (cf. : théologie du péché originel). la position de l'auteur peut être valable, car même sur la croix, il a pardonné tout en parlant en Maître, me semble-t-il : à sa mère :"Femme, voici ton fil", au "bon" larron qui d'ailleurs ne se repend, mais accepte son châtiment :"Je te le dis, aujourd'hui même, tu es avec moi en Paradis". De plus, comme le dit , Bruno Delorme dans son ouvrage, « LE CHRIST GREC - De la tragédie aux évangiles », le sacrifice de la messe, où le Christ meurt et ressuscite, ne constitue-t-il pas une tragédie qui se répète chaque jour, comme le sacrifice du dieu Dionysos dans son éternel retour ?
FICHE DE LECTURE N°7
Auteur : Theodor HERZL
Titre : L'ÉTAT DES JUIFS suivi de Essai de l'Etat des Juifs à l'Etat d'Israël par Claude Klein
Éditeur : Editions La Découverte, 1990, 2003
Genre : Livre politique
Nombre de pages : 173 pages
Période de lecture : 28 juillet 2009 - 1er août 2009
Theodor Herzl, juif autrichien, assimilé, grand journaliste, au style de vie mondain, mais révolté par l'antisémitisme permanent, appellent les juifs du monde entier à quitter leurs pays pour s'installer "là-bas", en Argentine ou Palestine, pays des ancêtres ? Il ne sait pas trop encore. L'aspect particulier de cet ouvrage est que l'argumentation est bâtie de façon rationnelle, raisonnable, diplomatique, très détaillés et qu'il a la prémonition de grandes "catastrophes" à venir, en particulier à l'est, où vivent plusieurs millions de juifs réduits à la misère. C'est d'ailleurs sur les juifs pauvres qu'il entend s'appuyer pour créer l'Etat des Juifs, pris comme nationalité et non comme religion. C'est d'ailleurs de ces masses de juifs pauvres de l'Europe de l'Est, que sortira l'élite dirigeante (intellectuelle, politique et militaire) qui entreprendra la (re)conquête du "vieux nouveau pays" (Altneuland), c'est à dire Israël. Le sionisme du XIXème siècle semble bien le dernier mouvement européen aspirant à la création d'un Etat-nation, au même titre que les Tchèques, les Polonais, les Hongrois, etc., mais pour un peuple sans terre ni langue commune, mais avec la même religion, subissant à la fois de la même hostilité et en même temps une intense assimilation de la part des peuples parmi lesquels il vit. C'est c'est contradiction qui perdure pour le sionisme, puisque tous les juifs, loin de là là, n'ont pas émigré en Israël, Claude Klein souligne cette contradiction qui est en même temps une faiblesse de l'idéal sioniste.
FICHE DE LECTURE N°6
Auteur : Alain FINKIELKRAUT
Titre : LA DÉFAITE DE LA PENSÉE
Éditeur : Editions Gallimard,1987
Genre : Essai
Nombre de pages : 183 pages
Période de lecture : 24 juillet 2009 - 28 juillet 2009
Pour l'auteur, la déchéance du concept de culture, assimilée aujourd'hui à n'emporte quelle manifestation ludique (concert musical, manifestation ludique, etc.) peut se comprendre par l'évolution du concept de nation qui parti d'un point de vue universel en tant que contrat social a évolué vers une conception biologique (droit du sang), pour parvenir à un enferment dans une culture donnée. Puis avec la repentance de l'homme occidental, toutes les cultures sont devenues équivalentes, même les plus rétrogrades (abandon de l'universalité des valeurs occidentales), de sorte que l'on envisage à présent de parvenir à une société multiculturelle où chacun choisirait la part de culture étrangère aseptisée qui lui conviendrait. Cette conception va de pair avec le jeunisme de la société où règne le ludique et l'absence de contrainte en particulier à l'école, conception qui à tous les secteurs de la société. Le constat d'Alain Finkielkraut s'arrête là, car il recherche pourquoi, la société en arrive à ce point, et ne pousse son analyse à l'ensemble des pays se rattachant à la culture occidentale dont il se borne à donner une définition pragmatique.
FICHE DE LECTURE N°5
Auteur : Comité invisible
Titre : L'INSURRECTION QUI VIENT
Éditeur : La Fabrique éditions, 2007
Genre : Livre politique
Nombre de pages : 124 pages
Période de lecture : 21 juillet 2009 - 24 juillet 2009
Idéologue(s) des bas-fonds, telle est le qualificatif que paraissent mériter le(s) auteur(s) anonyme(s) de ce petit opuscule qui pour faire 124 pages a dû être fabriqué au format 1/8 de page A 4. Pour faire intellectuel, les auteurs ont divisé leur ouvrage en 7 "cercles" qui sonnent comme thèses (cf. les thèses sur Feuerbach de Karl Marx, voir la suite sur mon blog du 25/07/2009 : http://www.oswald-spengler-le-retour.net/blog,ideologues-des-bas-fonds,155589.html
FICHE DE LECTURE N°4
Auteur : Arthur SCHNITZLER
Titre : TRAUMNOVELLE/ LA NOUVELLE RÊVÉE
Éditeur : Le Livre de Poche/Librairie Générale Française, 1991
Genre : Nouvelle
Nombre de pages : 281 pages
Période de lecture : 19 juillet 2009 - 21 juillet 2009
Nouvelle débutant par un rêve qu'une femme (Albertine) raconte à son mari (Fridolin) qui vit lui-même une aventure dont on devine qu'il s'agit d'un rêve en plein sommeil. En réalité, il semble que ce soit, le héros, Fridolin, qui rêve que sa femme, Albertine, lui raconte son rêve. On constate une analogie de structure entre l'ouvrage antérieur (1915) de Meyrinck (Le Golem) et la nouvelle de Schnitzler (1926), tous deux autrichiens de Vienne. Meyrinck est chrétien, Schniertzler juif. Le rêve se passe dans un milieu étranger à l'origine de chacun, Pour le chrétien (Meyrinck), un milieu juif, pour le juif un milieu athée, Chez tous les deux, réminiscences : chrétiennes (« les cloches de la synagogue ») pour Meyrinck, des fêtards déguisés en moines et nonnes chez Schnietzler. Dans les deux ouvrages, le héros, rencontre à la suite une femme honnête dont il est amoureux (Myriam et Marie-Anne), une courtisane de haut vol, de la haute société, la généreuse Angeline pour Meyrinck et une belle inconnue qui meurt pour Fridolin, tandis que la femme de ce dernier, Albertine, se prostitue, dans son propre rêve, comme une courtisane. Chacun des deux héros est séduit par une petite prostituée de 17 ans : Roseline (Meyrinck) et Pierrette (Fridolin). Dans chaque ouvrage, il y a un meurtre : Wassertrum (un vrai-faux méchant) chez Meyrinck, la belle inconnue chez Schnietzler. Le style de Schnietzler est plus complexe, car il est plus proche de la psychanalyse de Freud, dont Schnietzler ne partage pourtant pas toutes les conceptions et dont le nom du héros, ridicule (Fridolin) est, à mon avis, à rapprocher de celui de Freud,
FICHE DE LECTURE N°3
Auteur : Gustav MEYRINK
Titre : LE GOLEM
Éditeur : Flammarion
Genre : Roman
Nombre de pages : 318 pages
Période de lecture : 10 juillet 2009 - 19 juillet 2009
Le héros vit durant son sommeil un rêve durant lequel il rencontre son double dans le guetto juif du Prague de la fin du XIXème siècle, mais aussi le fameux Golem (créature du 18 ème siècle qui revit périodiquement). Bien qu'il soit non pas juif, mais catholique, son double est juif, et dans son rêve notre héros vit comme un juif de ce guetto dont il nous fait découvrir un petit groupe de personnages tous extraordinaires dans leur bonté et parfois leur méchanceté, où il vit des aventures assez angoissantes et parfois de bonnes fortunes tout en découvrant l'amour avec une belle jeune juive. Empli de réminiscences chrétiennes ("les cloches de la synagogue"), l'ouvrage, écrit en 1915, est à la fois un chant d'amour au Guetto juif de Prague, écrit au présent, dans un style direct et simple du point de vue syntaxique, et aussi certainement un adieu nostalgique à sa jeunesse exprimé par l'auteur, Autrichien catholique ayant vécu dans cette ville, avant de revenir dans sa ville natale, Vienne.
FICHE DE LECTURE N°2
Auteur : Bruno DELORME
Titre : LE CHRIST GREC De la tragédie aux évangiles
Éditeur : Bayard, 2009
Genre : Essai
Nombre de pages : 190 pages
Période de lecture : 6 juillet 2009 - 10 juillet 2009
Description de l'apport essentiel de la rhétorique grec au substrat des évangiles oralement rapporté : présentation du personnage du Christ : narration, tragédie, souffrance, analogie, mort et dénouement heureux qui seule (plus que les martyrs) a pu provoquer la conversion de l'ensemble de l'empire romain : substitution du culte du Christ à celui de l'empereur.
FICHE DE LECTURE N°1
Auteur : Joseph de MAISTRE
Titre : ÉCRITS SUR LA RÉVOLUTION
Éditeur : Presses Universitaires de France, 1989
Genre : Essai
Nombre de pages : 239 pages
Période de lecture : 27 juin 2009 - 5 juillet 2009
L'auteur apparaît plutôt comme un moraliste Pas trop convaincant quand il compare les avantages de l'Ancien Régime (impôts, justice, etc.) par rapport à la République, et sur les détails de la politique. Par contre, il semble avoir le coup d'œil de l'historien quand il juge de haut et qu'il se met au-dessus de l'intérêt des parties ; rôle de la Guerre dans l'histoire de l'humanité, rôles de Robespierre et de l'Armée révolutionnaire pour conserver l'intégrité du territoire nationale. Bien qu'il se définisse comme sujet de Savoie-Piémont, Joseph de Maistre apparaît aimer la France comme sa patrie.
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